De l'acier, de l'eau et du temps
Le train est bien plus qu'une machine ; il est une ponctuation dans le paysage, une mesure du temps qui refuse de s'effacer. Pour l'homme que je suis, désormais à l'heure de la retraite, le rail est devenu un miroir. Il raconte cette étrange dualité entre la permanence de la voie et l'évanescence de la fumée.
Voyager n'est pas seulement se déplacer, c'est accepter de se laisser porter par une trajectoire tracée par d'autres, il y a des siècles. Ce blog explore ces méandres, comme la Ligne des Cévennes, véritable défi au relief et à la pesanteur, où chaque viaduc est une victoire de la volonté sur l'oubli.
Je ne suis qu'un gardien de ces ombres portées sur le ballast. Mon rôle n'est pas de retenir le temps, mais de documenter sa trace, de l'odeur du charbon à la majesté des rotondes, pour que le voyage ne s'arrête jamais tout à fait.